André Léo a beaucoup écrit pour la jeunesse.
Les années 1860.
On peut noter deux publications, produites dans les années 1860, qui appartiennent peut-être plus au folklore qu’à la littérature pour enfants et adolescents : Jean le Sot (conte populaire), paru en feuilleton dans le journal le Temps du 19 mars au 8 avril 1869et les trois Légendes villageoises données dans l’Illustration de 1867 à 1869 1, et publiées en volume chez Hachette en 1870 sous le titre de Légendes corréziennes. (…)
Il y a quelques années, l’excellente revue adossée au Centre de Recherche Interdisciplinaire d’Histoire, d’Histoire de l’Art et de Musicologie de l’Université de Poitiers, Tierce , publiait un travail de Gilles Malandain et Jean-Pierre Bonnet présentant un texte d’André Léo conservé dans le fond Descaves aux archives d’Amsterdam. C’est un témoignage critique très riche sur l’état politique de la population poitevine, et certainement au-delà, de toute cette France rurale travailleuse très (…)
présentation de coupons le câble
Vers la fin de l’année 1859, Grégoire Champseix a été pressenti par Armand Lévy et Ladislas Mickiewicz qui viennent de fonder à Genève en octobre 1859 un journal francophone, l’Espérance, dont le propos principal est de soutenir les nationalités opprimées d’Europe, pour venir renforcer l’équipe du journal. Les fondateurs, en effet, ont choisi Genève comme siège de leur publication pour échapper à la censure française. Mais l’un comme l’autre ont à faire ailleurs, Armand Lévy à Paris, (…)
Leblog de Gallica donne une synthèse biographique et bibliographique de l’oeuvre d’André Léo ainsi qu’une entrée sur les documents numérisés à la BNF
Un extrait du manuscrit Notes et Impressions, 1870-1871, annoté et présenté par Alice Primi, paru dans Claude Latta et Gérard Gâcon (dir.), Les Républicains et la guerre de 1870-1871,
Jacques André éditeur, Lyon, 2014, p. 181-188
L’Institut international d’histoire sociale, d’Amsterdam, conserve dans le Fonds Descaves une grande partie des archives d’André Léo aujourd’hui connues.
« LE RAPPEL » du 13 avril 1871
TOUTES AVEC, TOUS
Pendant le premier siège qu’a soutenu Paris contre un ennemi moins barbare, l’élan de la population pour la défense nationale fut, on le sait, d’une vivacité, d’un enthousiasme, qui donnèrent bien du mal à M. Trochu. Les femmes, naturellement, y participèrent comme les hommes, et je reçus de nombre d’entre-Elles des lettres qui m’exprimaient ardemment le désir de combattre, l’arme à la main, pour la défense de leur ville et de leur (…)
Page 55
Si l’esprit de la femme est naturellement différent de celui de l’homme, elle saura d’elle-même distinguer ce qui lui convient et rejeter le reste.
André Léo. Page 76
Quoi ! la science serait pernicieuse ! Quoi ! vous, esclaves qu’elle a délivrés, vous la reniez déjà ! Elle serait mauvaise pour la femme, étant bonne pour vous ? Elle aurait cet étrange effet que, précieuse à la raison, elle serait funeste pour le cœur ! Et que deviendrait, en ce cas, la moralité de l’homme ? (…)
Dans, Les ETATS UNIS D’EUROPE, du dimanche 05 janvier 1868
LA QUESTION DE LA PAIX DANS LES
CAMPAGNES DE FRANCE.
La conscription est le fléau de nos campagnes. Il est peu de familles où, grâce à elle, on n’ait de longs soupirs à donner à l’absent, qui souvent en était le membre le plus utile ; il en est beaucoup où le souvenir de ces expéditions guerrières fait couler des larmes amères. – « C’était le plus beau de mes garçons, dit en pleurant la vieille mère, et il m’avait donné tant de (…)